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Obsidian + Claude Code : le duo qui a changé ma façon de travailler

Obsidian + Claude Code : le duo qui a changé ma façon de travailler

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2026-02-27·Matthieu GuigonObsidianClaude CodeIAProductivitéMarkdown

Je suis tombé sur cette vidéo de Greg Isenberg avec Internet Vin il y a quelques jours. Vin y montre comment il utilise Obsidian couplé à Claude Code pour gérer ses projets, générer des idées et réfléchir autrement. Je connaissais Obsidian de nom — je l'avais testé rapidement il y a quelques années sans accrocher. Mais là, en voyant ce que ça donne quand on connecte un agent IA à un vault bien structuré, j'ai eu un vrai déclic. Le lendemain, j'avais installé Obsidian, créé mon premier vault, et commencé à migrer mes notes. Voici ce que j'ai compris et pourquoi je pense que ce combo va devenir central dans ma façon de m'organiser.

Ce qui m''a frappé dans cette vidéo

Ce n'est pas une démo technique de plus. Vin montre un truc fondamental : il tape une commande — /context — et en quelques secondes, Claude Code a lu ses fichiers de contexte, ses notes quotidiennes, ses descriptions de projets. L'agent sait où il en est. Pas besoin de réexpliquer son projet, son architecture, ses contraintes. Tout est dans le vault. Il montre aussi une commande /ideas qui scanne l'ensemble de ses notes pour générer des idées croisées — et le résultat est bluffant : l'agent lui suggère des outils à construire, des personnes à contacter, des connexions entre domaines qu'il n'avait pas vues lui-même. Ce n'est plus un chatbot. C'est un partenaire de réflexion qui a accès à des mois de votre pensée.

Obsidian : pourquoi c''est différent

Si vous ne connaissez pas Obsidian, c'est un outil de prise de notes gratuit et open-source. Tout repose sur des fichiers .md stockés localement — pas de cloud propriétaire, pas de base de données opaque. Un dossier sur votre machine, point. Mais ce qui change la donne, c'est le système de backlinks. Chaque note peut référencer d'autres notes avec des doubles crochets, créant un réseau de connexions entre vos idées. Obsidian appelle ça un vault. Visuellement, ça ressemble à un graphe de neurones — vos projets, vos réflexions, vos comptes-rendus, vos hypothèses, tout est relié. Et c'est cette structure relationnelle qui devient explosive quand on y branche une IA.

Le vrai problème que ça résout

En tant que freelance, je jongle entre plusieurs projets, plusieurs contextes techniques. À chaque nouvelle session avec un LLM, je repartais de zéro : réexpliquer le projet, le stack, les contraintes, les décisions déjà prises. C'est épuisant et c'est du temps perdu. Les mémoires intégrées de ChatGPT ou Claude sont opaques — on ne contrôle pas ce que l'agent retient. Avec Obsidian, c'est moi qui décide du contexte. J'ai un fichier de contexte par projet, un journal quotidien, des notes de réflexion. Quand je lance Claude Code dans mon vault, il a accès à tout ça. Le résultat : des réponses pertinentes dès la première interaction, sans phase de warming up.

Ce que j''ai mis en place concrètement

En quelques jours, j'ai structuré mon vault autour de trois piliers. Un fichier de contexte par projet : stack technique, décisions d'architecture, état actuel, prochaines étapes — tout ce qu'un agent a besoin de savoir pour être utile immédiatement. Un journal quotidien : quelques lignes chaque jour sur ce qui avance, ce qui bloque, les idées qui émergent. Rien de formel, juste l'habitude d'écrire. Des notes de réflexion : articles lus, patterns observés chez mes clients, hypothèses techniques que je veux creuser. Le tout interconnecté avec des backlinks. Quand Claude Code lit ce vault, il ne voit pas juste des fichiers isolés — il voit les relations entre eux.

Markdown : le format que les LLM comprennent nativement

Ce n'est pas un hasard si ce combo fonctionne aussi bien. Les LLM sont conçus pour traiter du texte structuré, et le Markdown est exactement ça : léger, lisible, versionnable avec Git. Contrairement à Notion ou Google Docs, vos fichiers vous appartiennent vraiment — pas de vendor lock-in, pas d'API tierce, pas de format propriétaire. Si Obsidian disparaît demain, vos notes restent : ce sont de simples fichiers texte. Et surtout, il y a un cercle vertueux : plus vous écrivez, plus le vault s'enrichit, plus l'agent devient pertinent. L'effort de réflexion que vous faites aujourd'hui amplifie directement la qualité des réponses que vous obtiendrez dans six mois.

Comme le dit Greg Isenberg dans la vidéo : « 99% des gens ne le feront pas. » Écrire régulièrement, structurer ses idées, maintenir un vault — ça demande de la discipline. Mais c'est précisément ce qui en fait un avantage pour ceux qui s'y tiennent. Je ne suis qu'au début, mais en quelques jours, ma façon de travailler avec les agents IA a déjà changé. Je ne réexplique plus rien. Je ne pars plus de zéro. Et les idées que Claude Code me remonte en croisant mes notes sont parfois bien meilleures que ce que j'aurais trouvé seul. Si le sujet vous parle, regardez la vidéo. Et téléchargez Obsidian. C'est gratuit. Et si vous cherchez à intégrer des agents IA dans vos workflows ou à automatiser vos processus, c'est exactement ce que je fais au quotidien — parlons-en.